………Poemes

0 1٬264

ÉTERNITÉ

Que de regrets aussi sont tes baisers perdus !
Combien manque ta voix aux accents éperdus !
Et tes mains de velours, ta chevelure d’or,
Tes grands yeux de saphir, je les voudrais encor !

La nuit m’a avalé sans un mot de pitié
Et la lune perfide a chassé notre été.
Avons-nous profité assez de nos plaisirs ?
N’avons-nous gaspillé quelques menus désirs ?

Même dans cette tombe, à l’ ombre du grand arbre,
Je ressens ton émoi et le bleu de mon marbre
Semble apprécier toujours le goût de tes caresses.
De ta fièvre, il me reste de fortes ivresses.

Si je ne suis plus là, si la maison est vide,
Il reste malgré tout le souvenir avide
De nos moments passés à la chaleur de l’âtre
Quand tu me surnommais ton héros de théâtre.

Mais ne sois pas pressée de quitter cette terre.
Apporte moi les fleurs de ce joli parterre
Que nous adorions tant quand revenait l’été.
Puis il nous restera toute une éternité…

Guy DELVIG
29/4/2019

Survivance,

J’ai goûté sur tes lèvres des baisers passionnés,
Déposé sur ton corps, des caresses friandes,
Caressé tes cheveux aux mèches noir de jais
Répondu aux ardeurs qui si souvent quémandent.

Les lumières de la nuit éclairaient notre chambre,
La lune s’installait en croissant rutilant,
L’atmosphère baignait dans un nuage d’ambre,
Nos bras se refermaient en un désir ardent.

Je caresse à présent le froid d’un marbre bleu,
Sous un soleil d’été aussi gris qu’un hiver,
Mon corps a des frissons et je le sens fiévreux,
Le tien est là enfoui, léger comme l’éther.

La maison paraît vide, le silence profond,
La pluie joue sur les vitres ; mes yeux vers l’horizon
Cherchent à t’apercevoir mais ce n’est que mensonge,
Tu n’es en moi l’espoir, qu’au milieu de mes songes.

L’amour est ce chemin que l’on a fait à deux,
Aucune des saisons n’a pu l’anéantir,
Je suis seule à présent et j’implore les Dieux,
De m’amener vers toi pour mieux t’appartenir.

© Danièle Daniele Labranche

 

 

قد يعجبك ايضا
اترك رد

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني.